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il n'y a qu'a ouvrir la boite pour le partager

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  • 10/25/05--12:05: Colère (chan 1589473)
  • Il est plutôt mignon : jeune homme frèle mais bien proportionné, belle gueule d'ange. Des yeux bleus, blond, pas un gros gabarit, mais bel ensemble entre bon chic bon genre et sport wear : jean, cuir et bottes de moto!

    Nous avons passé dix ans à rire et jouer, même vilage, même école, de temps à autre mêmes fréquentations ...

    Et puis la vie suit son cours, il est parti apprendre son métier dans les Pyrénées, dans la super école privée unique en France que sont cher chef d'entreprise de Papa lui finance.

    Ca à toujours été ça sont problème : le fric de Papa. Lui il le gagne durement et son fils le gaspille âprement, sans même y prendre goût.

     

    Un point commun entre nous tout de même : les belles mécaniques.

     

    Alors quand moi je bave sur les pilotes au bord d'un circuit, lui il roule sur ce même circuit. Quand je me demande si je passerais un jour mon permis moto, lui il me présente sa nouvelle"bécane de la mort qui tue". Nous n'avons pas les mêmes valeurs (ou plutôt pas les mêmes moyens).

     

     

    Mais je ne l'ai jamais envié, il s'est toujours cru tout permis.

    Il pourrait apparaître sur une note de [ ] (bon ben trop fatiguée par ma journée de 13h entourée de morbacs, suis plus capable de dire qui à blogué sur un idiot à moto ... pardon). Quattres voitures en 6 ans, dont un quattre quattre (mais rider sur les rondins de la scierie de papa, c'est pas une bonne idée...). Deux motos .... Mais il a de la chance ce petit gars, et puis il a plein de gens pour réparrer ses boullettes alors c'est pas grave.

    Dans la nuit de lundi, la donne a changé. Ils sont nombreux à avoir tenté de réparrer ses conneries... Les pompiers, les chirurgiens ... mais personne n'a pu réaliser de miracles. Lui et sa belle moto ( "de la mort qui tue", il l'avait bien nommée) se sont éventrés et on succombés à leurs blessures à quelques heures d'intervalle...

    Et je ne suis même pas triste, quand mon répondeur m'a appris la nouvelle hier soir -(oui toujours très diplômate maman :"Je t'appelle pour te prévenir Qu'il s'est tué en moto Là, sinon j'espère que tu as passé une bonne journée" ben jusque là oui mais maintenant moyen....) bref! - ma seule réaction a été : "ahh, ça y ait!!! :-( "

    Pas surprise, pas triste, EN COLERE contre cet abruti.

    Comment on peut s'attendre à ce genre de choses...

    Et merde un con se tue et tout le monde pleure, sauf moi...

    Je n'y arrive pas je suis trop en colère contre toi pour ça!


  • 11/05/05--09:20: Parano (suite) (chan 1589473)

  • Alors j'ai pris sur moi et passé quelques coups de fils, si personne n'essaie alors je vais le faire. Ultime remise en question , ça viens peut être de mon attitude, de mon appart toujours sans dessus dessous. TRANSFORMATION, Fée Clochette au boulot! (ouh ouh Fée Clochette, tu m'entends ? euh bon ben je vais le faire alors....)

    L'appart nickel, prêt à accueillir ceux que j'ai invités, une quinzaine au total. J'arrête de faire la gueule et je positive. JE met les petits plats (de gâteaux apéro) dans les grands, peut être que c'est moi après tout qui ai fermé les portes sans m'en rendre compte ... Je dois être un peu parano, je donne trop alors forcément je demande trop et puis après c'est dur pour eux d'être à la hauteur. Aller on va passer une bonne soirée et les doutes seront effacés...

    19h00 : 5 personnes en ma compagnie trois collègues et leurs enfants (pas prévus sur la liste mais contente de les voir, avec des jolis dessins et la ferme intention de faire les fières à l'école : on était chez elle euhh! pour son anniversaire euhh et vous vous avez juste eu un bonbon et toc!!!). Les vieux de la vieille (ceux à moins de cent bornes pour les autres je me doute bien qu'être là c'est pas évident et je n'ai pas fait le geste de les appeler pour les obliger à refuser faute de pouvoir faire la route, tout de même, j'arrive à être raisonnable (et pis 25 ans maintenant alors plus d'excuses -voir note précédente- mais je sais pas faire le lien alors "que démerde"(expression de chez moi qui veut approximativement dire bonne chance...))) BEN Les vieux de la vieille pour ceux qui n'ont pas annulé j'en attend plus que 5...

    20h00 : on est trois, deux "vieux potes", les musicos, ceux que j'avais pas envie de voir s'éloigner trop malgré les querelles, contente tout de même de les savoir avec moi.

    Bonne soirée, pas encore ouvert le moindre paquet depuis deux jours, mais bon des amis autours de moi alors j'ai le moral un peu plus haut qu'il y à quelques heures....

    Mais toujours vide à l'intérieur... Peut être besoin d'un autre amour, celui d'un homme, peut être ? Je ne sais plus, envie de fuir au bout du monde et de tout oublier, comme ça ce sera normal d'être aussi seule au quotidien... Pourtant autrefois même au bout du monde certains ont réussit à conserver le lien aussi fort, ok les sentiments eux aussi étais très fort...

    Si quelqu'un détient la carte aux trésors de l'amitié qui ne s'éteint pas, pouvez vous m'indiquer la route ? Je crains de l'avoir perdu.


  • 11/05/05--10:45: Parano (chan 1589473)
  • Cela faisait tellement longtemps que j'attendais mes 25 ans que j'ai eu le temps d'imaginer cet anniversaire des centaines de fois.

    J'ai enfin atteind l'âge où professionnellement parlant, je suis devenue crédible, bien que mes compétences n'aient pas énormément changé. Poutant je n'affronterais plus les regards emplis de doutes de ceux qui veulent m'engager, je n'entendrais plus le fameux : vous êtes un peu jeune pour de telles responsabilités!!!

    Mais je suis triste, je me rend compte que plus les jours passent, plus je me rapetisse à l'intérieur (et plus je gonfle à l'extérieur... cause à effet ? compensation ?un psy dans la salle?). J'attendais tellement plus de ceux qui m'entourent. J'aurais tellement aimé qu'ils se fédèrent pour m'offrir un moment magique... juste un moment, même pas une grosse surprise... Ne serais-ce qu'un texto entre eux pour être sur que les autres y pensent.... Je ne pense pas à ça que pour mon anniv' mais je le gardais comme une dernière chance, une bonne occase!!!

    Mais nan!!!

    Enfin pas ceux que j'espérais, certains ont réussit à me toucher pas leurs gestes, par leur mots. Mais les vieux de la vieille, la majeure partie a pensé à me souhaiter mon anniversaire (pas tous à jeter) mais par mails, par texto ... Le geste compte, je le reconnais mais leurs voix, leurs présences .... EUX et tout ce qu'on partageait ?

    Je pleure dedans et dehors. Je craque et lache sur le clavier tous ces gestes que j'ai si souvent fait pour d'autres mais qu'eux ne font pas plus pour moi...

    Quelqu'un peut-il m'expliquer ce que j'ai fait ou pas fait pour que tout le monde soit convaincu que je n'ai besoin de rien ni de personne ? Je crie haut et fort (euhh déjà vu ça quelque part ) mon indépendance, certes mais qu'est ce qu'il vous faut pour comprendre que mon écran et mes plantes vertes ne suffisent pas à mon équilibre ?

    Je suis fatiguée de toujours avoir à courir après les gens, d'avoir l'impression de compter pour eux que lorsqu'ils ont le temps! Je dois par pur tradition ou habitude me dégager du temps, me plier à leur bonne volonté, m'organiser pour aller ou venir ... mais qui passe le jour de mon anniversaire ? Qui se souvient de la date de mes 21 jours de vacances annuels répartis en trois fois ... qui fait l'effort de décaler une soirée pour me faire le plaisir d'être là ?

    Je ne suis pas juste, je sais bien que c'est ce qu'ils vont me répondre. (et rien que pour ça je ne leur en parlerais surement pas) Ceux qui me manquent le plus sont aussi ceux qui vont se dégager de toute responsabilité : on est là, tu le sais!
    *Oui, je le sais depuis près de dix ans pour certains, mais là je suis à un stade de mon parcours où j'ai besoin de savoir quels sont ceux sur qui je peux compter, réellement. Et surtout j'ai besoin de l'entendre sans avoir l'impression de leur tirer les mots de la bouche. (mais là, certains vont me lire et je vais avoir l'impression de quémandé leur amour... comme toujours souvent )

    Je m'efforce de ne pas être trop injuste.

    (et désolée j'arrive pas à aérer le texte, les ligne sautée ne veulent pas apparaître)


  • 12/13/05--07:17: Baobab (chan 1589473)
  • Au début je me suis caché derrière un peu d'humour pour combattre les imbéciles qui me faisaient du mal. Il avait la forme d'un peuplier, frêle, droit comme ce que je visualise de l'honneur et de l'amour propre.

      
     

    Ensuite, je me suis endurcie face à la vie et à ses méandres, il a pris la forme d'un vieux chêne tortueux et tout biscornu.

      
     

    Depuis quelques temps, cet arbre à grossi, je me cache aujourd'hui derrière un BAOBAB, a tel point que je me perd derrière. Il prend tellement de place que plus personne ne me voit une fois que je suis planquée.

      
     

    Alors quelques fois je sors de ma cachette, plus d'humour en réserve et je deviens crue, blessante, choquante, surtout avec ceux que j'aime pour les faire réagir, en me disant qu'ils vont chercher à desceller la douleur et qu'ils vont m'aider à la débusquer... 

     

    Mais je dois vivre dans un monde irréel car ceux que j'aime réagissent violemment eux aussi et me tournent le dos, sans même comprendre qu'en les attaquant eux, je m'en prends surtout à moi même. Et le baobab s'éloigne loin derrière un fossé de non dits et d'incompréhensions mutuelles.

      

    A petit feu j'en crève et je me sens encore plus seule qu'avant de crier à l'aide. C'est beau l'amitié, heureusement que je ne connaisse pas l'amour tiens parce que je me demande ce que ça pourrais donner!
     


  • 12/23/05--15:55: Quand mes démons s'emmêlent (chan 1589473)
  • C'est surprenant de voir à quel point une personne qui vous plante au milieu d'une conversation, faute d'avoir le courage de vous exposer son point de vue, l'avant veille de noël, réussit à faire ressurgir tout ce que vous enfouissez, là, au plus profond de vous même.

    Et là vous vous surprenez à une analyse...

    Si depuis de nombreuses années j'ai constaté que l'état de ma santé mentale est en corrélation directe avec l'état de mon intérieur, me voilà forcée de constater que ça fait deux jours que je tente de faire repasser mon appart' de zone sinistrée à espace vivable, sans trop de convictions.

    Et plus je trie, plus je classe, plus je sombre.

    Ma fâcheuse manie de toujours garder une trace de chaque moment important, me renvoie aussi toutes les non suites de ces moments agréables lorsque je suis dans l'expectative du "je jette ou je garde?".

    Un morceau de papier, un ticket de ciné, une carte postale, et mes démons surgissent du passé.

    Cet amour balayé par de trop de fierté qui a quitté mon univers (définitivement cette fois), il y a déjà deux ans serais sûrement étonné de me voir trier encore et encore cette carte couverte de palmiers envoyée il y a 5 ou 6 ans, du bout du monde. Il me manque tant, je donnerais tellement pour savoir qui il est aujourd'hui, de quoi se compose son univers et pour lui montrer (avec fierté) un bout du miens...

    Ma famille dilapidée par bêtise et par incompréhension, à qui j'ai préparé des petits cadeaux fait main en y mettant tout mon coeur et en espérant recevoir un peu du leur.

    Ma meilleure amie, (et tous les autres aussi qui me manqueront autant) à qui j'ai pardonné tant de choses mais qui ne pardonnera sûrement jamais quelques mots de trop, dit sur le ton du défi, à la recherche de preuves, sûrement très durs mais à la hauteur de mon mal-être, qui s'éloigne pas à pas.

    Tous ceux que j'aime et que je fini par briser parce que je ne sais pas garder les choses auxquelles je tiens le plus, parce que depuis toujours j'ai appris à me protéger et à tourner le dos à ce qui me touche pour ne plus jamais avoir mal, pour ne plus jamais entendre dire que je déçois.

    Et je sombre dans une déprime ante trêve des confiseurs, je cherche au plus profond de moi le moyen d'agir autrement, mais arrive sur un pathétique constat : j'aime aujourd'hui comme j'ai été aimée autrefois : à la condition que..........

    Je sombre encore et encore, et les mots d'un professeur confiant me revienne en mémoire :"accroche toi bien aux branches, le vent souffle fort dehors", mais comment faire si je scie moi même les branches sur lesquelles je suis assise ?

    J'en arrive à me demander pourquoi faut-il que je me lève demain, et à quoi ça sert de se battre autant pour tout casser ensuite???????????????????????????

    Je me remplie de vide et de rien, n'ayant autour de moi que des bouts de puzzle que je n'arrive pas à assembler, l'immense vide cosmique de ma vie rempli à lui seul des cartons entiers, les cartons de mon passé.

    J'ai mal, j'ai peur, j'ai froid, je pleure mais pourtant je continue à penser qu'un jour je saurais, qu'en "grandissant" j'apprendrais à aimer, j'apprendrais à vivre et profiter de chaque moment. Un jour je n'aurais plus besoin de mes grigris, mes souvenirs seuls ne suffirons pas à me faire exister, alors il me faut créer un univers qui me ressemble......

    Sauf que je ne sais même plus qui je suis...

    J'essaye à corps perdu de parraître bien dans ma vie pour être....mais en vain.

    Au moins pour cette fois les démons ont raison de moi!


  • 01/15/06--13:55: Entre d'eux (chan 1589473)
  • Entre les deux mon coeur balance...

    En bien des points ils sont semblables.

    Ils se ressemblent un peu, ont les mêmes beau yeux bleu, le même caractère quelque peu incontrôlable, la même difficulté à être avec les autres.

    Pourtant à leur contacte, je me sens si différente.

    Avec bozieu c'est l'osmose du travail et de la passion de notre métier. L'un avec l'autre on est une équipe de choc à qui rien ne résiste. Complices d'un simple regard, on se comprend. On utilise notre humour décalé et parfois grinçant comme protection par rapport aux autres mais aussi par rapport à nous même.... ben oui on blague beaucoup mais on agit peu... Le jeu des yeux nous suffit je suppose.... implicitement on ne prend pas de risque (aussi lâche l'un que l'autre sûrement).


    Avec Cou2coeur c'est autre chose. Un sentiment plus troublant m'envahie. On est là aussi dans le domaine du jeu. Cette fois c'est beaucoup moins subtil... mais alors beaucoup moins!!!! Mais plus sensuel, plus charnel aussi. Presque indécent, c'est l'appel du corps et de l'étreinte qui m'envahie en sa présence. Nous avons quelques points communs certes, mais ce n'est pas ce qui interpelle le plus, quoi que, peut-être une vraie belle rencontre après tout...


    Alors entre raison et envie je navigue entre deux eaux.


    L'homme idéal : c'est un mélange des deux, ce caractère si particulier, débordant, trop fougueux, mal compris mais si touchant. Cette intelligence, cette culture si particulière, pourtant développée, qui demande à être apprivoisée pour être comprise et partagée. Ce visage si décalé entre ange et démon. Ce corps pourtant bien fait qui semble être si mal aimé. Et surtout un mélange de fin gourmet entre complicité et désir permanent.


    Mais malgré tout ce qui m'attire en eux, reste cette barrière du corps, blessante...

    Leur discours est choquant à bien des égards... Ils ne cachent que très mal leurs envies de déesses, leur besoin de belles à montrer à la troupe. Et je ne suis pas de celles que l'on à plaisir à faire parader en galas.

    Envie de les gifler parfois devant certains mots, qu'ils ne cherchent même pas à dissimuler...


    Trahison implicite à l'envie que j'ai d'eux.

    Blessure ouverte de ne jamais être "aimée" dans mon entier...

    A quand un homme suffisament séduit pour oublier mes rondeurs ?

    A quand une rencontre où le simple fait d'être qui je suis suffira ???

    Je ne me dédouanne pas des incertitudes qui m'arrètent chez l'un ou chez l'autre... parce que moi aussi je met des barrières de peur que... mais je ne les leur renvoie pas aussi légèrement au visage.

    Je ne cherche pas nécessairement celui avec qui partager mon avenir, je n'en suis pas là dans ma construction propre... mais cette barrière là, je ne lutterais pas contre.

    Quelque soit la possiblité de ces rencontre, sans ouverture d'espris, ils ne resterons que rêves et désirs.

    Je ne referais pas l'erreure de devenir celle qu'ils souhaitent, que ce soit l'un où l'autre.

    Ma capacité à faire des compromis et à être compréhensive s'arrête là où mon amour propre s'égratigne.


  • 01/30/06--14:05: Tout qui grouille (chan 1589473)
  • Y'a tout qui grouille à l'intérieur...

    Les emmerdes du boulot

    Les exams qui s'approchent

    Les recherches d'emploi infructueuses

    Le manque d'un Il

    Les hormones qui s'emballent

    La tête qui pense pour deux

    Le ventre qui s'arrondit même s'il est vide

    La peur qu'il soit vraiment plein

    La honte à ne pas le vouloir mais à tellement y penser

    Les faux espoirs de bonheur à deux

    La pression qui augmente

    La tête qui se remplit mais qui semble vide

    trop de choses qui s'accumulent

    trop de choses à gérer

    trop de choses dedans

    trop de choses dehors

    envie de rien

    envie de vide

    envie d'ailleurs

    envie d'autre chose

    mais pas le choix


  • 02/22/06--11:45: Les p'tits chefs... (chan 1589473)
  • L'exemple parfait qui illustrerait à merveille une chanson que j'adore : "Les P'tits chefs" du groupe "Les Dougla's". (je vous laisse chercher des liens; là j'ai pas le temps, je suis punie, je dois préparer un gâteau pour ma directrice, j'avais des clefs sur moi, à la piscine, que tous cherchaient au centre alors... )

    Je me suis esquintée pour pondre un bilan de projet de 34 pages, dont 30 de propositions et d'analyse pédagogique.

    Je laisse un exemplaire à mon tuteur qui n'est autre que le grand chef indien de la structure.

    Il me croise le lendemain et lorsque je lui demande ce qu'il a pensé du projet, il me répond qu'il est déçu. Au prime abord je suis souriante parce que pour une fois : il l'a lu!!!!

    Je lui demande pourquoi ?

    Il me répond fièrement que j'ai eu l'audace d'écrire que la CAF prenait en charge 75% du budget... et qu'il à fait relire à sa secrétaire... mort de rire, je ne suis même pas capable de faire les choses proprement.

    Le rouge me monte aux joues, mais pas de honte, de colère. Les répliques fusent : d'adord c'est un erreur d'écriture 75 pour 7.5, ensuite cette page je l'ai copiée collé du projet qu'il est censé avoir lu en juin dernier quand j'ai lancé l'idée, puis il y a un mois, lorsque j'ai refais le dossier pour le présenter à l'oral... et je n'ai pas changé ni un mot, ni une ligne!!!!!!

    Dans la précipitation des idées je bafouille, me reprends et me tais. Je le laisse partir, convaincu de lui même, convaincu que je ne suis pas à la hauteur, convaincu que sans lui je ne suis rien.

    Je retourne à table, avec les enfants et retrouve mon calme.

    Je suis moi aussi convaincue mais pas des mêmes choses. Certaine qu'il est surtout CON et VAINCU mais aussi avec la preuve par 4 que j'ai progressé sur le point qui lui tenais le plus à coeur : prendre le temps d'analyser ce que je dois dire ou non face aux différents interlocuteurs, partir moins vite dans l'émotif et plus dans l'analytique.

    Aller gros con mon grand (non plus il fait 1m12) (bon ben tout court alors) on se retrouve dans 10ans et on en rediscute ... mais un jour ce sera d'égal à égal et ce jour là je me ferais plaisir!!!